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  Prise en charge des enfants

 

   
 

 

Mot de la Présidente

L’action que nous menons en faveur de l’enfant au Maroc s’inscrit dans le cadre de la politique sociale tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste. Notre souverain, qui accorde un intérêt particulier à l’enfance, situe au rang de priorité fondamentale l’attention devant lui être accordée.

Dans ce contexte, et sous l’impulsion de SAR la Princesse Lalla Amina, la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance s’assigne pour objectifs : la défense et la promotion des droits de l’enfant, et notamment la protection de ceux qui se trouvent en situation précaire, de même que la contribution aux programmes de santé et d’éducation destinés aux enfants démunis.

Permettez-moi de vous exposer les grandes lignes des actions entreprises par le Comité de Rabat-Salé en faveur des enfants en situation difficile, particulièrement ceux privés de famille.

Notre comité gère le Centre Lalla Meriem, crée en 1914, qui accueille et prend totalement en charge actuellement 230 enfants abandonnés, dont 30 sont handicapés physiques et mentaux. Les enfants abandonnés se distinguent des enfants de la rue ou des orphelins, puisque la majorité d’entre eux est trouvée sur la voie publique ou dans des hôpitaux. Les mères sont, en général, des femmes célibataires, souvent jeunes et de condition très modeste. Les enfants, placés dans notre Institution, sont âgés de 0 à 6 ans, à l’exception des handicapés. A leur arrivée au Centre, les enfants font l'objet d’un examen clinique approfondi et d’un bilan sanguin pour le dépistage de diverses maladies contagieuses, de même qu'ils reçoivent les vaccins requis.

Durant leur séjour dans notre Centre, une équipe pluridisciplinaire, composée de médecins, d’infirmiers, de psychologues, d’éducatrices, de nourrices et d’assistantes sociales, essaye d’offrir aux enfants des conditions de vie meilleures, en veillant au suivi de leur état de santé et à leur développement tant psycho-affectif qu’éducatif. Ils bénéficient, en outre, d’une alimentation équilibrée qui répond aux besoins nutritionnels par tranche d’âge, ainsi que de tous les soins de base nécessaires et des prestations socio-éducatives appropriées.

Par ces moyens, nous essayons de favoriser non seulement le développement et l’épanouissement individuel de ces enfants, mais également leur scolarisation et leur intégration sociale future.

Par ailleurs, le Centre Lalla Meriem dispose d’un service d’assistantes sociales, qui assurent le suivi des dossiers des enfants abandonnés en vue de faciliter la kafala, c’est-à-dire leur placement dans des familles. Arrivés à l’âge de 6 ans, ceux qui n’ont pas pu être pris en charge dans le cadre de la kafala, sont placés dans d’autres institutions ou orphelinats, et subissent, par conséquent un deuxième abandon.

Il convient de relever que face aux besoins grandissants et au nombre croissant des enfants recueillis, notre action reste limitée du fait de ressources financières insuffisantes et irrégulières. A titre d’illustration, je citerais les chiffres suivants : en 1974, le Centre accueillait 30 enfants ; en 1998, 150 ; et aujourd’hui 230 enfants vivent au Centre.

Leur prise en charge, dans des conditions acceptables, nécessite un budget annuel conséquent, qui est actuellement couvert à 80 % par les contributions des donateurs et de mécènes qui ne ménagent aucun effort pour venir en aide à cette catégorie d’enfants.

Quel est l’avenir de ces enfants ?

Question particulièrement cruciale pour notre Comité puisqu’il prend en charge ces enfants dès leur arrivée à l’institution, soit, en général, à la naissance et qu’il s’attache à leur offrir une vie la plus convenable possible durant leur séjour au Centre.

Le sort de ces enfants nous concerne donc au premier chef. Mais la meilleure des institutions ne saurait se substituer à la chaleur du milieu familial, à la stabilité induite par l’image parentale, recommandée par la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant.

Ces établissements d’accueil, bien que nécessaires et incontournables pour pallier des situations d’impasse sociale, devraient toutefois être considérés comme une étape transitoire, en attendant le placement des enfants dans des familles qui réunissent les conditions souhaitées par l’Etat et la société civile et les principes humanitaires élémentaires.

L’enfant abandonné, futur citoyen, n’est ni un malade, ni un paria. Mais il est seulement plus vulnérable et son avenir plus incertain. A l’instar des autres enfants, il mérite qu’on lui offre une chance de mener une vie meilleure.

Plus que tout autre, cet enfant vulnérable est souvent la proie d’agressions de diverses natures. Il a, dès lors, besoin, plus que les autres, de la solidarité agissante de tous et de chacun, pouvoirs publics et société civile. Il est donc de notre devoir moral de l’accompagner et de lui réserver une attention particulière et soutenue, afin de lui offrir l’opportunité de s’épanouir et lui éviter, en favorisant son intégration sociale, de rester en marge de la société.

Karima Benyaich

 

 

 
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